Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 19:31

A toutes les militantes et à tous les militants des Verts et d’Europe Ecologie, à ceux et celles qui, en Rhône-Alpes, croient à l’urgence et au succès de l’écologie politique...

Au cours des Assises Régionales de l’Ecologie qui se sont tenues à Lyon le samedi 7 novembre, j’ai accepté avec enthousiasme la proposition qui m’a été faite, au nom de la Commission d’Animation et de Pilotage composée des représentants des Verts et d’Europe Ecologie, de prendre la tête de liste pour les élections régionales de mars prochain.  Je mesure l’honneur qui m’est fait là. Je mesure aussi l’importance des enjeux... Je sais qu’il me faudra me montrer digne de cette confiance. Je sais aussi que rien ne se fera sans un travail d’équipe à tous les niveaux. Bien sûr, je souhaite que vous soyez associé/e à ce travail... C’est pourquoi, vous trouverez ici, dans peu de temps, les coordonnées du site officiel de campagne que nous allons développer et qui vous permettra de vous engager, si vous le souhaitez, dans notre dynamique collective.

L’écologie politique représente un véritable espoir pour notre région. L’urgence écologique et l’urgence démocratique nous imposent d’être ambitieux. Au nom de notre responsabilité à l’égard du futur.  Nous allons, grâce à vous et à tous ceux qui nous rejoindrons, faire de Rhône-Alpes une région écologique et citoyenne, qui mettra l’être humain, la solidarité et la capacité à penser notre avenir commun au cœur de la vie publique...

A bientôt. Pour gagner ensemble.

Philippe Meirieu

Par Meirieu 2010 - Publié dans : Meirieu le politique - Communauté : Politique française
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 20:34
Par Meirieu 2010 - Publié dans : Meirieu le politique - Communauté : Politique française
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 06:29
 

Le 7 novembre les militants des Verts de Rhône-Alpes devront se déterminer sur la personnalité qui, au sein de leur parti, recueille leur plus large accord pour engager la campagne des élections régionales de mars prochain. Ils devront aussi indiquer s’ils souhaitent ou non qu’une « personnalité d’ouverture » soit tête de liste sous la bannière d’Europe Écologie.

Comme vous le savez, j’ai été sollicité, à la fin du mois d’août, pour prendre cette tête de liste. Cette demande a émané de militantes et militants « verts » de la Région et elle a été relayée ensuite pas les animateurs nationaux du mouvement Europe Ecologie. J’ai fait savoir que j’acceptais cette proposition avec enthousiasme, tant l’enjeu était important… Mais seulement dans la mesure où elle pouvait faire l’objet d’un large consensus au sein des Verts et d’Europe Ecologie. Dans la mesure, aussi, où elle permettait de rassembler, au-delà, tous les habitants de la région, qui, sensibles à l’urgence écologique et à la nécessité d’un renouveau démocratique, pouvaient se regrouper pour construire ensemble, un grand mouvement autour des valeurs de l’écologie politique : préserver et restaurer la richesse de notre environnement, s’engager dans la transformation écologique de nos territoires, de notre économie, de notre société, mettre la solidarité en actes au cœur de l’action politique et faire émerger une démocratie de proximité impliquant tous les citoyens dans la recherche du « bien commun ».

Je crois aussi qu’il est absolument urgent de dégager la vie politique des pratiques archaïques dans lesquelles elle s’est enkystée : querelles de courants et de personnes entre des « professionnels de la politique », vision technocratique et segmentée des questions, absence de véritable écoute des citoyens et des problèmes concrets auxquels ils sont affrontés, frilosité généralisée dès qu’il s’agit de penser, de manière visionnaire – et pas seulement gestionnaire – notre avenir.

Comme vous le voyez, je veux être le candidat du rassemblement des écologistes : la confiance des adhérents Verts de Rhône-Alpes, le 7 novembre, est, pour moi, essentielle. J’engagerai cette aventure avec le projet de gagner la Région, la conviction que c’est possible et la détermination pour y parvenir, si, et seulement si, cette confiance m’est accordée et que je peux ainsi, avec le réseau Europe Ecologie, contribuer à la dynamique dont je souhaite ardemment le développement au service de nos idéaux communs.

Philippe Meirieu

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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 21:45
 



Au moment où nous voyons les effets dévastateurs de notre économie libérale et de la promotion du caprice mondialisé… quand nous apprenons que la faim dans le monde touche maintenant un milliard d’individus… quand beaucoup de Français désespèrent de la politique… l’écologie politique m’apparaît comme une véritable alternative et, pour tout dire, la seule crédible aujourd’hui.

 

  • L’écologie politique est fondée, à mes yeux, sur deux principes inséparables : 1) la crise écologique impose de tout mettre en œuvre d’urgence pour sauver notre monde et ceux qui l’habitent, 2) cette entreprise ne pourra être menée à bien qu’en activant tous les réseaux possibles de solidarité entre les humains et cela à tous les niveaux, de la dimension d’un immeuble à celle de la planète, en passant par le quartier, la ville, la région, etc.

Ces deux principes sont inséparables et doivent être tenus ensemble. Parce que la seule mise en œuvre du premier peut engager des actions dans lesquelles les humains seront instrumentalisés par des « experts », ou bien la défense de l’environnement prise comme prétexte pour couvrir des stratégies politiciennes, voire habiller des opérations commerciales en manipulant simplement les émotions individuelles et collectives. Et, parce que la seule mise en œuvre du second, sans une réflexion et un travail sur le long terme, peut engager des actions « productivistes » qui mettront en péril l’avenir même de notre monde. L’écologie politique traite donc simultanément l’urgence écologique et l’urgence sociale. Et elle considère que c’est le seul moyen de faire face à l’une et à l’autre.

 

  • En repensant le politique à partir de ces deux principes, l’écologie politique assume l’héritage de toutes celles et de tous ceux qui ont lutté pour l’émancipation des hommes et des femmes, et propose une critique radicale du mode de production actuel.

L’écologie politique assume, en effet, l’héritage républicain de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Elle s’inscrit aussi dans le prolongement du mouvement ouvrier et de l’aspiration à la justice sociale. Elle ressaisit les lignes de force des grandes utopies sociales en les dégageant, tout à la fois, d’un spontanéisme naïf et d’on formalisme fixiste. Elle se nourrit, évidemment, de l’expérience du mouvement coopératif… Mais, en même temps, l’écologie politique remet radicalement en question le modèle productiviste fondé sur la domination de l’homme sur la nature. Elle refuse la maximalisation des rendements, le primat de la consommation, le gaspillage énergétique et l’assujettissement de l’économie aux produits financiers. Elle promeut une conversion économique impliquant le passage à des formes équilibrées de rapport avec la nature, les circuits courts, les échanges équitables, la mutualisation des ressources, l’articulation entre la production et la formation, la promotion de formes nouvelles de « travail » où toutes les initiatives participant au « bien commun » doivent être valorisées.

 

  • En effet, l’écologie politique se donne pour objectif de mettre le « bien commun » au centre de toute réflexion et action politiques.

En cela, l’écologie politique se démarque, d’abord, avec une conception traditionnelle de l’intérêt collectif, souvent limité, malheureusement, à « l’intérêt d’un collectif », d’un groupe donné qui ignore qu’il s’inscrit dans un ensemble plus vaste dont il est solidaire. C’est pourquoi l’écologie politique fait de la solidarité entre les peuples et du rétablissement des équilibres entre les pays du Nord et les pays du Sud des axes consubstantiels de son engagement. Mais, l’écologie politique rompt aussi avec l’idée que le « bien commun » serait défini à l’avance par des dogmes ou détenu par des hommes qui auraient vocation à l’imposer. Elle récuse toute conception théologique de la vérité, qui réduit le débat politique à des conflits de chapelles. Elle refuse de poser une quelconque autre condition à l’engagement dans son mouvement que les deux principes sur lesquels elle est fondée. Et elle appelle ceux et celles qui partagent ces principes à travailler ensemble pour élaborer des scénarios d’avenir et les soumettre à tous les citoyens. Dans ce cadre, elle ne refuse nullement les conflits dès lors qu’ils permettent de pointer les dérives, de circonscrire les espaces d’intervention possibles et de réajuster en permanence les actions. Elle fait le pari que toute tension, toute contradiction peuvent être dépassée par des propositions où chacune et chacun se retrouvent et qui permettent à toutes et tous de « sortir par le haut ».

 

  • Parce qu’elle place « le bien commun » au centre de la réflexion et de l’action politiques, l’écologie politique promeut une approche globale des phénomènes.

En effet, le « bien commun » ne peut être approché sans mettre en relation tous les domaines, envisager toutes les dimensions des problèmes et chercher en quoi chaque élément occupe dans l’écosystème une place qui lui permet d’intervenir sur tous les autres. Contre les approches bureaucratiques segmentées, l’écologie politique engage des approches résolument pluridisciplinaires et ouvertes. Elle n’isole pas des segments du réel pour agir séparément sur chacun d’entre eux, au mépris des effets que cela pourrait produire sur l’ensemble. Elle récuse l’opposition factice entre « l’environnement » et « le centre », « le contenant » et « le contenu », les méthodes et les objectifs, etc. Parce que tout interagit sur tout, elle se donne les moyens de penser chaque élément en relation avec l’ensemble.

 

  • Ainsi conçue, l’écologie politique apparaît comme une manière de rebattre complètement les cartes du jeu politique traditionnel et de renverser la crise que nous traversons en une chance pour le monde, pour les hommes et pour la démocratie.

Car il s’agit bien de prendre le contre-pied de tout ce qui compromet le « monde commun », sans lequel aucun « bien commun » n’est possible. Il s’agit aussi de lutter contre toutes les formes d’individualisme qui séparent les êtres humains, exaspèrent les intérêts particuliers, nous enferment dans le court terme. Il s’agit de permettre à tous les hommes et à toutes les femmes d’avoir prise ensemble et solidairement sur leur destin. Ainsi, en privilégiant, dans chaque territoire, la mutualisation, les circuits courts, les démarches coopératives et l’économie sociale, l’écologie politique peut créer les conditions d’un développement harmonieux. En intégrant, à chaque niveau de décision, les conséquences à distance et à long terme de toutes nos décisions, l’écologie politique peut permettre qu’aucun développement ne se fasse au détriment de quiconque. En plaçant les femmes et les hommes en position d’acteurs de leur vie commune, elle crée les conditions d’un sursaut démocratique plus que jamais nécessaire.


Philippe Meirieu

Par Meirieu 2010 - Publié dans : Meirieu l'écolo - Communauté : Ecologie et Environnement
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 21:41
 



Je suis militant écologiste et adhérent des verts depuis plus de 10 ans sur la région Midi-Pyrénées. Je connais Philippe Meirieu depuis 2001, date à laquelle le mouvement d’éducation populaire dont je suis un des directeurs nationalement a commencé une collaboration étroite avec lui.

 

Je dois témoigner ici de l’attachement viscéral de Philippe Meirieu à défendre la cause de l’Education Populaire au plus près du terrain.

 

Philippe Meirieu n’est pas que ce grand pédagogue que tout le monde connaît, c’est aussi un militant disponible à l’écoute des petites structures associatives qui n’hésite pas à se déplacer partout sur le territoire pour discuter, échanger aider les acteurs de terrain. Il a su montrer à nos côtés une détermination sans faille à lutter contre l’échec scolaire, contre les discriminations faites aux jeunes des quartiers populaires, en abordant l’acte éducatif dans sa transversalité entre enseignants, parents et acteurs associatifs pour que chaque élève puisse trouver sa place afin de se réaliser pleinement.

Cette démarche il la mène sans stigmatisation aucune, en essayant au plus prêt des acteurs à comprendre les mécanismes complexes de l’exclusion scolaire.

 

Sa détermination à faire changer les choses en les pensant globalement et en agissant localement font que l’engagement politique de Philippe Meirieu représente à mes yeux un atout majeur pour notre combat au service de l’écologie politique.

 

Repenser la place de l’homme dans un environnement protégé, développer de nouvelles solidarités collectives pour les citoyens d’aujourd’hui et de demain, affirmer l’impérieuse nécessite de l’égalité des droits et non celle de l’égalité des chances sont parmi les engagements majeurs de Philippe Meirieu.

 

Il fait preuve d’une détermination sans faille tout en restant humble et très disponible. Il sait réunir ce qui est éparse au service de l’intérêt général, il veut participer à inventer une autre façon de faire de la politique.

 

Je n’ai qu’un seul regret, c’est celui de ne pas être sur la région Rhône Alpes pour mettre tout mon engagement au service d’un homme sincère qui saura porter très haut les couleurs de l’écologie politique !

 

Thibault Renaudin

Par Meirieu 2010 - Publié dans : Messages de soutien - Communauté : Politique française
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