Contribution au débat : "Pour un plan éducatif horizon 2050"

Publié le par Meirieu 2010

Une contribution intéressante, y compris dans le cadre des politiques régionales, alors que tous les pouvoirs publics sont confrontés à ce qu'on appelle "le décrochage scolaire". 


" Face à la catastrophe annoncée, une mobilisation générale est nécessaire. Dans chaque domaine de compétence. Le domaine éducatif n’est pas le moins important : les enfants qui naissent aujourd’hui n’auront que 40 ans en 2050 !


La Libération ouvrait l’époque des « 30 glorieuses » avec le Plan Langevin Wallon qui entendait mobiliser tout le potentiel d’intelligences laissé en friche par un système éducatif archaïque et élitiste.

L’époque qui s’ouvre devrait nourrir une même ambition, adaptée non plus à un avenir radieux, mais à des changements difficiles plus ou moins prévisibles.


Un Plan Educatif Horizon 2050 pour notre époque, non plus élaboré par quelques personnalités prestigieuses mais mobilisant les forces vives de la société civile, devrait sans attendre être mis en chantier. A cet effet des groupes de travail expérimentent les modalités d’une réflexion réellement  participative. Pas de discours préalable d’experts mais une liste de faits « incontestables » concernant « La planète - Les pays pauvres - Les technologies - Le travail - Les générations – L’idéologie dominante » soulignant ce qu’ils impliquent  notamment : « impossibilité de généraliser et de maintenir le modèle occidental- nécessité d’une solidarité internationale, etc. ».


Par groupes de trois selon une procédure évitant que les professionnels ou les militants apportent (en « experts ») leurs réponses avant que le petit groupe se soit emparé du problème, la consigne demande de partir des changements imaginés ou constatés pour envisager les réponses éducatives souhaitables. Les conclusions tirées de cette réflexion sont collectées, classées. Reste à les mettre en réseau avec celles d’autres groupes de travail (initiés par des associations d’Education Populaire, des groupes professionnels, des militants politiques, des mouvements pédagogiques, des élus locaux, des groupes « informels » etc.), dans la perspective éventuelle d’Etats Généraux de l’Education.


Nous faisons l’hypothèse qu’un tel développement permettrait d’interpeller les forces politiques soucieuses de penser l’avenir en apportant de précieuses contributions à l’élaboration de ce Plan, précieuses parce qu’en phase avec les attentes des citoyens.  "


Pour plus de précisions : rr.millot@wanadoo.fr

Commenter cet article